Partager l'article ! Xtrème trail blanc de mouthe 2012: Ce samedi, nous étions 3 courstoutDoubs à lancer la saison 2012. JC , Patricia e ...
Ce samedi, nous étions 3 courstoutDoubs à lancer la saison 2012.
JC , Patricia et Olivier.
Pour cette première course de l’année, nous nous étions donné rendez vous à Mouthe pour les 13 Kms de la 1ère édition de l’Xtrème trail blanc.
Arrivés sur place nous ne pouvons que constater les conditions dantesques qui nous attendent.
Mouthe reste fidèle à sa réputation météorologique exceptionnelle.
Pour un trail blanc, pas de surprise, la neige est là ! Mais celle-ci s’avère extrêmement humide, lourde et épaisse. Et puis elle n’est pas seule, elle est accompagnée de belles bourrasques de crachin digne des pires journées bretonnes.
Malgré toute cette humidité ruisselante formant un terrain extraordinairement détrempé et une température proche de zéro, nous sommes plus de 250 traileurs un peu ( voire complètement ) fous à oser descendre de nos voitures pour affronter les 13 km de ce nouveau parcours.
On termine de se changer à l’abri dans la voiture, on s’échauffe rapidement (en 5 minutes) et on rejoint le sas de départ situé au pied des pistes de ski.
La nuit commence doucement à tomber sur Mouthe, il est 17h00 et tout le monde piétine dans la neige en attendant le coup de feu libérateur. JC en profite pour tester sa nouvelle mini caméra en filmant son départ alors que Patricia retrouve des amies du forum CAF.
Pendant ce temps, la course est lancée et je me concentre sur mes premières foulées pour ne pas marcher dans les grosses flaques de neige fondue, mais après 50 mètres et un put… fais ch…, j’ai les pieds trempés, plus besoin de faire attention, je peux me lâcher.
J’accélère et profite des premières bosses pour remonter dans le peloton. Rapidement une longue file indienne se forme. Il est très difficile de doubler car pour cela il faut sortir du sillon creusé par les coureurs et s’enfoncer dans plus de 40 cm de neige molle et lourde.
Pendant cette première montée de plus de 3 Kms et de 200 m de dev+, je me concentre sur chaque appui. Il faut bien regarder où le coureur précédent a posé ses pieds, où la neige est encore assez dure pour supporter mon poids (non j’suis pas gros !) car sinon on s’enfonce jusqu’aux genoux ou l’on fait une belle glissade obligeant les jambes à faire un effort supplémentaire.
Les Yaktrax (voir article test) semblent assez efficaces, je glisse moins que les autres. Cela me permet de m’économiser un peu. Je gère et je profite de cette ambiance de course particulière. Les frontales commencent à s’allumer et à ce moment je prends un réel plaisir à bondir dans une neige de plus en plus épaisse au milieu des magnifiques forêts du haut Doubs. (oui je sais, je travaille dans le tourisme et dans cette merveilleuse région alors j’idéalise sûrement un petit peu).
Même si chaque dépassement nécessite une énergie démesurée pour s’extraire de la neige, je lâche les chevaux dans la descente et double encore quelques coureurs un peu plus prudents.
En redescendant au niveau du départ, nous retrouvons des sentiers moins enneigés et surtout plus détrempés. Les chaussures s’enfoncent entièrement dans les flaques de neige et de boue.
Ma chaussure droite restera même plantée dans une sorte de ruisseau, ce qui me vaudra quelques pas en chaussette dans l’eau glacé à la recherche de ma chaussure disparue dans un mélange de neige et de boue. Mais cela ne réussira pas à me décourager, les sensations sont bonnes aujourd’hui et je décide de m’accrocher au petit groupe devant moi.
Nous remontons alors un peu en altitude et retrouvons la neige épaisse, la lucidité n’est plus la même qu’au début, les appuis sont de plus en plus fuyants et la fatigue commence à se faire ressentir.
Je commence à trouver la course dans la neige de moins en moins agréable mais je sais qu’il ne reste plus que 3ou 4 kilomètres alors je lâche mes dernières forces.
Alors que nous longeons une crête très enneigée et enchaînons les petites montées usantes et les descentes où il faut à chaque foulée sauter dans des trous de presque 50cms de neige, nous apercevons enfin les premières lueurs des maisons de Mouthe. Le serpent de lumière formé par les frontales des coureurs est très beau mais il ne suffit pas à faire oublier la fatigue et le durcissement de plus en plus perceptible de mes jambes.
Une dernière ligne droite en dévers et nous quittons enfin la neige pour le bitume des rues meuthiardes. Mes mollets m’abandonnent, je dois laisser filer le petit groupe de coureurs et mes derniers espoirs de sprint final.
Je me retourne et n’aperçoit pas de frontales derrière moi, alors je ralentis et profite des 200 derniers mètres pour relâcher un peu le rythme et m’éviter une crampe aux mollets qui paraissait inéluctable.
Je franchis l’arche d’arrivée fatigué, mais le sourire aux lèvres. J’ai pris du plaisir à courir dans des conditions de course si originales avec une très belle ambiance et des bénévoles nombreux nous encourageant avec beaucoup d’enthousiasme malgré des conditions climatiques extrêmes.
Je termine à une encourageante 42ème place sur 160 hommes en 1h24 à moins de 11 minutes du vainqueur.
JC aura quant à lui, a un peu plus souffert de l’humidité et des bourrasques.
Il aura aussi du batailler avec ses Yaktrax qui ne tenaient plus, et ainsi perdre un peu de temps à les repositionner régulièrement. Il termine fatigué et déçu de ne pas avoir réussi à prendre plus de plaisir à courir en 1h 32 à la 112ème place
Patricia finit sa course en maudissant cette neige trop épaisse et lourde et passe la ligne d’arrivée tout de même souriante avec la satisfaction d’en terminer en 1 h 49 et une 23ème place sur 39 femmes.
Merci à Dorothée d'avoir ramené la voiture du départ à l'arrivée ce qui nous a évité d'attendre les navettes. Et puis je ne dirai pas que tu as dormi dans la voiture pendant que nous pataugions dans la neige ( ha si je l'ai dit, zut !!!)
Nous avons terminé la soirée avec une bonne raclette chez nos hotes du soir , Marilyn et Anthony. Merci pour votre accueil et ce très bon repas.
Je félicite aussi l’organisation pour ce changement de date (anciennement en juin) et cette proposition de course originale entre jour et nuit qui a tout pour maintenant devenir un évènement incontournable de début d’année. Vivement la 2ème édition !!!
espace disponible
nous contacter
tMontée internationale
du Poupet
Salins les bains (39)
Dimanche 27 mai
Départ à 10h00
Sont inscrits ou presque :
Patricia, Olivier,Eric
Gilles et Armelle
JC et Stéphane,
Laure, Fred, Jean Louis
à suivre
Montée du Poupet
Derniers Commentaires